Partager l'article ! Mes Templiers 2010 ( compte-rendu,résultats et photos ): Arrivé le samedi matin à Millau, je passe la journée au Salon du Tr ...
Arrivé le samedi matin à Millau, je passe la journée au Salon du Trail, avec Michel sur le stand des Citadelles .
Francis, qui malheureusement, a du déclaré forfait pour la course, a fait le déplacement pour venir encourager les collègues.
Le soir venu, il est temps de se reconcentrer sur l'objectif.
Premier des fondamentaux d'une course réussie : la Pasta Party !
Après l'apéro, une bonne assiette de pâtes en compagnie d'Estelle et de Michel.
Coucher sans stress à 21 h30, lever à 4h30, pour se présenter sur la ligne de départ vers 5h45 afin d'être pas trop mal placé pour le départ.
C'est sans émotion particulière que je m'élance dans la nuit, concentré sur ma course et son déroulement supposé.
La foule, c'est pas mon truc mais il faut quand même avouer que le ballet des frontales sur la route au dessus de Millau avait quelque chose de
magique.
Je n'ai croisé aucune connaissance avant le départ et c'est donc une agréable surprise que de me faire rattraper par Michel quand nous amorçons la montée .
Nous marchons ainsi côte à côte pendant un moment, discutant au milieu de cette étrange procession,qui finit par aborder le causse au lever du jour. Nous alternons course et marche suivant le relief, l'économie étant le Leitmotiv de cette première partie de course.
Le rythme me convient ( 10 km/h ) mais je préfère laisser volontairement filer Michel. Je suis là pour essayer de finir la course sans objectif de chrono et le but premier est donc de me préserver.
Le soleil fait son apparition, laissant
alors présager une belle journée.
Michel passe devant Estelle et lui indique que je ne suis pas loin derrière.
Il va être l'heure de mettre en oeuvre un
point important de ma stratégie du jour : des arrêts rapides aux ravitos, tout au moins en début de course, grâce à mon assistance personnelle assurée par Estelle.
J'étrenne aujourd'hui mon nouveau sac Lafuma, qui me permet de porter deux bouteilles de 0.5 l sur les
bretelles.
Je suis parti avec une bouteille d'eau, une de Blue Power ( Powerade made in Leader Price ), deux gels Aptonia et deux barres Gerblé. Le but est de juste compléter ce que j'ai consommé sur la portion passée.
J'en profite également pour échanger la frontale et le buff contre la casquette et les lunettes de soleil. Je prends une
bouteille supplémentaire de Blue Power dans le sac.
Je reprends rapidement la course.
Après une courte partie relativement roulante, arrive une montée en lacets, que l'on monte au pas ( quand on avance ! ) avec la totale impossibilité de
doubler.
Nous enchainons avec une nouvelle balade sur le causse,cette fois ci sous la pluie.
Francis est au rendez-vous,tout heureux de m'annoncer que Michel n'a quitté le ravito que 5 minutes plus
tôt. Estelle n'est pas là, mais n'ayant pas trop mangé, çà n'a pas d'incidence matérielle ( psychologiquement, après un laps de temps de
déception, je me dis que j'ai été plus rapide que prévu,ce qui me convient sur le moment ).
Je remplis une bouteille d'eau, sors la 2e Blue Power de mon sac et repars aussitôt, me sentant en pleine forme et
confiant.
5 minutes de retard sur Michel au bout de 37 kms de course, je sais pas vous mais moi çà me parle...je suis partagé entre idées folles
style " et pourquoi pas le rattraper ?" et pensées sages comme " n'irais-je point trop vite pour mon niveau ??"
Etant le dernier sur la liste des potes que Francis
encourage, j'ai droit à un suivi en voiture en parallele de la course.
Passage à Montméjean
A partir de là, on chemine à nouveau dans la direction de Millau et psychologiquement çà fait du bien. Certes la ville et son viaduc sont encore loin mais on va de nouveau s'en
rapprocher petit à petit.
Nous arrivons en vue de La Roque, là ou la course commence parait-il...
Francis est de nouveau là pour m'accueillir.
Estelle arrive en même temps que moi.
Elle s'est trompé de route avant
St André, a donc raté mon passage, et a attendu 1 heure pour rien avant de décider de venir à La Roque.
Je prends
ici le temps d'avaler quelques morceaux de fromage assortis d'un verre de coca.
Je salue et remercie Francis qui ne reste pas pour le final. Cà a fait du bien au moral de le oir sur ces deux ravitos, en
espérant le revoir bientôt sur les sentiers avec nous.
Après une succession de passages techniques et d'un mur, retour sur le roulant du causse.
Début d'un coup de moins bien qui va durer en gros du 50e au 65e km.J'ai des douleurs aux tendons derrière le genou droit, et
voulant me préserver au maximum, j'évite de courir, et passe en mode marche rapide.
La pluie a fait son retour et je commence à avoir froid aussi, sous mon coupe vent trempé.
Estelle m'appelle pour ne dire qu'elle ne serait pas à Massebiau, au vu des conditions météo de plus en plus exécrables. (
plus tôt elle m'avait remontée le moral en me disant par SMS qu'elle mangeait une pizza avec Maxime Durand,le vainqueur du VO2 Trail ![]()
![]()
)
Je réalise quelques minutes plus tard que je n'aurai donc pas ma frontale pour le final.
Voilà une raison supplémentaire d'en finir au plus vite...
La descente vers Massebiau est un véritable casse gueule, entre rochers et argile glissants.
La faim commence à me tarauder l'esprit car quand j'y pense, j'ai vraiment pas mangé grand chose depuis le départ ( 2/3 gels, 2 barres amandes et 4 cubes de fromage en 10 h de course...).
Je me confectionne donc un petit sandwich fromage. Celui ci à un gout bizarre et je réalise que c'est de la pâte d'amande !!! Je recommence donc avec du vrai fromage.
Je ne tarde pas trop, ne voulant pas me refroidir et souhaitant au plus vite rallier l'arrivée...Les photos parlent
d'elles-mêmes concernant la météo.J'aperçois enfin l'arrivée (tentes blanches en bas à gauche) mais le calvaire n'est pas fini.
Arrivée en vue de la Grotte du Hibou après une rude montée.
La suite : une descente glissante et dangereuse dans la boue droit dans la pente, en s'assurant comme on peut grâce aux
cordes qui équipent certains passages.
Un concurrent qui a chuté quelques minutes plus tôt est pris en charge devant moi, sérieusement blessé à l'épaule.
Quand on retrouve un bout de route, j'ai un regain de forme et je relance à vive allure.
J'ai la surprise , avant de replonger à droite sur une portion de sentier, de voir arriver nombre de concurrents face à moi sur la route.
L'un d'eux m'explique, que l'organisation a court-circuité la montée à la grotte pour éviter d'autres accidents.
Je reprends mon rythme survolté et saute de cailloux en cailloux jusqu'à la portion de route finale,que je parcours à bonne allure.
J'aurais ainsi dépassé une bonne cinquantaine de coureurs sur les deux derniers kilometres.
Et alors qu'en vue de chaque village traversé dans la journée , j'avais des bouffées lacrimales, c'est sans émotion particulière que je franchis cette ligne d'arrivée indigne, tout de même satisfait d'avoir réussi mon retour à la compétition sur cette dure épreuve.
Encore merci :
- à Francis pour les encouragements et les photos
-à Estelle pour l'assistance ravitos, les photos et tout le reste
-à Jack, Mr New Balance Team, pour l'hotel ( une bonne nuit avant la course, c'est important ! )
-à Domi et Steve qui ont assuré le suivi live sur Kikourou et Facebook
-à Daniel alias Rodio, qui m'ayant prédit une arrivée de nuit, m'a donné une incroyable source de motivation pour le faire mentir
-à mon Osthéopathe, sans qui je n'aurais même pas pu prendre le départ
Lors de ma séance du 18 Octobre, pendant que l'osthéo me remettait le squelette en ordre, je lisais dans un cadre cette
phrase, qui allait devenir mon "gri-gri " pour la course.
N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire ci-dessous, çà fait toujours plaisir...
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